La
voici enfin, la nouvelle routière
de BMW. Avec l'apparition du nouveau
moteur 1200 flat twin qui équipa
en premier la R
1200 GS, on se doutait bien
que toute la gamme s'offrirait bientôt
ses services. Porté à
110 ch, le bicylindre ne sera pas
le seul héritage technologique
que la RT piquera à la GS,
car elle gagne également
le nouveau bras monobras Paralever.
Un élément à
la fois plus léger, plus
rigide, dont le carter de couple
conique est rempli d'huile à
vie. La suspension arrière
fait appel à un combiné
ressort/amortisseur à gaz
asservi à la course de débattement
(WAD). Il se traduit par une progressivité
croissante de l’amortisseur
au fur et à mesure que la
course de débattement augmente.
. Ce système avait été
inauguré en 2002 sur la R
1150 GS Adventure. La RT pioche
aussi chez la K
1200 S au rayon des bonnes idées.
L'ingénieux système
de suspension arrière pilotée
depuis un bouton au guidon (Electronic
Suspension Adjustment – ESA)
est proposée en option. Le
freinage EVO présent sur
la 1200 RT est de type ABS partiellement
intégral, qui permettrait
d'avoir un freinage plus souple.
Déjà présent
sur la R
1200 GS, le faisceau électrique
est de type multiplexé. L'électronique
travaille dans un réseau
permanent d'échanges de données
via un bus unique où l'information
transite entre les boîtiers.
Les infos remontent jusqu'au nouveau
tableau de bord. On y trouve 2 classiques
cadrans analogiques pour la vitesse
et le régime moteur, et entre
les deux une fenêtre digitale
qui renseigne en permanence sur
la température de l’huile,
la réserve de carburant,
l’autonomie restante, l’heure
et le rapport de boîte engagé
; si la moto est équipée
de la selle chauffante proposée
en option, il indique également
le niveau de chauffage sélectionné.
Fin du fin, l’éclairage
des instruments s’adapte automatiquement
à la luminosité ambiante.
Nouveauté importante dans
le jeu de commande : Le remplissage
à vie de l’hydraulique
d’embrayage.
Styliquement,
ça bouge beaucoup chez le
constructeur à l'hélice.
Le design de la BM est complètement
revu - plus anguleux, plus agressif,
avec des prises d'air très
proéminentes, un optique
qui n'est pas sans rappeler celui
de la Honda
1300 Pan-european, des rétros-cligno-protèges-mains
particulièrement massifs,
et cette touche d'élégance
que n'avait pas la 1150 : les valises peintes couleur carrosserie.
Avec une bulle plus haute, plus
large, réglable électriquement
en hauteur sur 140 mm et ses nouveaux
panneaux de carénage, il
est sûr que la protection
se soit encore améliorée.
La selle est en 2 parties, avec
l'assise du pilote réglable
en hauteur ; 820 ou 840 mm qui peuvent
se transformer en 780 ou 800 mm
si l'on a choisit l'option selle
basse. Ben oui, chez BMW, on aime
les options et les accessoires.
Vous en voulez un morceau, rendez-vous
en bas de page.
Heureusement, l'anti-démarrage
électronique est de série.
L'avantage d'une liste aussi pléthorique,
c'est que vous pouvez vous faire
une moto à la carte.
Avec un poids qui chute de 25 kgs
et une puissance en hausse, ce nouveau
modèle grand tourisme promet
de hisser encore d'un cran l'excellence
qu'avait établi la R 1150
RT.
Elle
parait imposante ? Effectivement,
elle l'est. Une grande routière
avec une protection irréprochable
et tout ce qui faut pour voyager
ne peut pas avoir le gabarit d'une
sportive twin. Ce n'est aucunement
préjudiciable sur la BM qui
fait preuve d'un remarquable équilibre. Bien que la RT ait perdu une bonne
vingtaine de kg, on sent que l'on
a dans les mains une machine d'un
certain poids, un vaisseau de la
route qui ne parait pas aussi svelte
qu'une routière de moyenne
cylindrée comme une Deauville.
Voila pourquoi la conduite d'une
RT est surprenante à plus
d'un titre : cette grosse moto de
presque 300 kg se manie avec une
aisance et une mise en confiance
positivement incroyable. La douceur
du moteur et des commandes ainsi
que la position du pilote revue
(permettant de mieux sentir la conduite)
font de cette GT un engin propre
à évoluer avec beaucoup
de plaisir et de décontraction.
La ville, bien que ce ne soit pas
son terrain de chasse, ne rebute
absolument pas la 1 200 mais nécessite
une concentration soutenue. Pas
pour gérer le twin, qui a
bien progressé depuis la 1150 (il
est plus puissant et plus souple,
comme la transmission). Faut juste
faire gaffe aux valises, très
larges, qui limitent le faufilement
entre les voitures. Si les rétros
passent "juste", le cul
ne passera pas. Prévoir une
bonne marge pour ne pas rayer ou
arracher une valoche. Ce serait
vraiment dommage.
Laissons maintenant la RT s'exprimer
dans son domaine de prédilection
: la route. D'ailleurs, depuis que
vous êtes dessus, vous ne
pensez qu'à ça...
et elle aussi. Ce n'est pas parce
qu'il fait froid et que tout le
monde s'entasse dans les autos qu'on
va laisser la meule au garage. Et
pis, avec la BM, ça n’a
rien d'un calvaire.
Sans doute que le nouvel habillage
ne fera pas l'unanimité mais
il protége de façon
excellente. L'habit est l'abri,
le confort fait fort. On pourrait
penser que la R 1 200 RT s'inspire
de sa lointaine cousine à
4 roues Série 5. Confiance,
précision, chaleur à
bord (poignées et selle chauffantes),
autonomie... L'expression "vaisseau
de la route" est vraiment idéale
pour décrire cette machine.
En comportement dynamique, la 1
200 hausse encore le niveau et la
rendent plus efficace et plus amusante
sitôt que la route tourne.
Même le freinage est plus
agréable (ou tout du moins,
suivant le point de vue, moins déroutant),
bien que le novice doivent "apprendre"
les réactions plus incisives
du train avant Telelever.
La
nouvelle BMW R 1 200 RT encore plus
proche de l'idéal ? Certes,
elle fait un pas de plus et en vraiment
très proche. Le tableau n'est
pas non plus complètement
idyllique. La moto est chère,
et avec 2-3 options, le prix grimpe
en flèche. Et puis, une trousse
à outils avec seulement un
tournevis et une clé Allen,
la complète étant
en option à 400 balles...
Faut pas déconner ! Est-ce
le prestige de la marque ou celui
de la machine ?
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Options.
• Selle de pilote basse.
• Selle chauffante.
• Poignées chauffantes.
• Prise de courant supplémentaire.
• Préparation radio.
• Radio avec lecteur de CD.
• Ordinateur de bord avec
témoin d’huile.
• Régulateur de vitesse.
• DWA (système d’alarme
antivol).
• ESA (Electronic Suspension
Adjustment – tarage électronique
de la suspension).
• Clignotants sous verre blanc.
• Système d’échappement
chromé.
• Selle en gris ou noir.
• Carénage moteur couleur
ardoise foncée métallisée
mate ou blanc aluminium métallisé
mat.
Et c'est pareil au niveau des accessoires
:
Accessoires.
• Grand top case.
• Petit top case.
• Dosseret petit top case.
• Sac intérieur grand
top case.
• Sac intérieur petit
top case.
• Sacs intérieurs pour
valises gauche et droite.
• Sacoche de réservoir.
• Protection de cache-culbuteurs.
• Protection antichoc pour
les valises.
• Insert pour compartiment
radio.
• Deuxième et troisième
prise de courant.
• Radio avec lecteur de CD.
• Système de navigation
BMW Motorrad Navigator II.
• Câble et support pour
le BMW Motorrad Navigator II.
• Trousse à outils.
M.B
(Texte de l'essai inspiré par l'article de C. Lacombe
Moto-Journal n° 1 649 -
photos constructeur) |