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| La
Honda XRV 650 Africa Twin |
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la fin des années 70, Honda décline ses
trails en 2 sous-familles: Les XL, trails polyvalents
et leurs petits frères XR adaptés à
une utilisation un peu plus sportive (trails endurisés
ou orientés rally). Et cette règle s'applique
quel que soit le type de motorisation, exception faite
de la famille Dominator qui portait le doux nom de NX
(très certainement inspiré des prototypes
de rally NXR). Le XRV 650 respecte cette règle.
A la fin de l'année 1987, la transalp, nom
de code XLV 600 (XL équipé d'un bicylindre
en V de 600cc), présentée l'année
précédente, se voit épaulée
par un nouveau modèle plus sportif mais reposant
sur une base moteur très proche: Le XRV 650
Africa Twin. Ce nouveau modèle est le fruit
d'un savant mélange: Une base technique dérivée
du Transalp et une très forte inspiration des
Honda de rally, notamment la NXR sponsorisée
par Lee Cooper pour les couleurs.
Le
moteur est un bicylindre en V ouvert à 52°
refroidi par eau à 3 soupapes par cylindre.
La cylindrée grimpe de 64cc par rapport au
Transalp par augmentation de l'alésage de 4mm.
Les performances pures ne s'en trouvent pas transfigurées
(+2 chevaux et +3 à +4 kilomètres/heure
en pointe), mais le moteur est mieux rempli et plus
expressif, bien qu'il doit faire avec l'augmentation
de poids.
La partie cycle est également proche du trail
XLV, mais tout de même spécifique. Le
cadre est plus rigide et renforcé pour une
utilisation plus orientée piste (rien que le
nom d'Africa Twin laisse planer peu de doute à
ce sujet). Sur ce point l'Africa Twin conserve quelques
points faibles du Transalp. Le simple disque pincé
par un étrier à double piston est considéré
par certains utilisateurs comme insuffisant. Les suspensions
ont de plus grands débattements et la selle
culmine à 890mm, ce qui ne facilite pas la
circulation urbaine; le moindre arrêt à
un feu pouvant s'avéré piégeux
pour les moins d' 1,80m.
Pour le reste la moto est parfaite. Le moteur est
à la hauteur en toutes circonstances, la boite
est précise et douce, la moto est agile et
maniable, la selle et les suspensions confortables.
Et si la moto est orientée rally, elle devient
également une sérieuse voyageuse dès
qu'on lui ajoute une bulle haute. Le
gros réservoir de 24 litres permet de longues
étapes et protège plutot bien les jambes
du pilote. Le porte-paquet fort pratique permet de
transporter armes et bagages et la ligne d'accessoires
Honda propose également une paire de valises.
L'éclairage, lui, est jugé un peu trop
modeste malgré le double optique.
L'Africa Twin s'avère si homogène que
les propriétaires lui trouvent souvent des
points faibles assez burlesques: "fourche perfectible,
pensez à changer les ressorts avant 100.000kms",
ou encore "trop fiable pour être aimée
des concessionnaires". D'autres la considèrent
comme la meilleure machine du monde, souvent pour
son extrême polyvalence.
Une petite série « Marathon »
de 50 exemplaires sera également commercialisée
et gagnera le Dakar en 1989 (catégorie Marathon
bien évidemment). Elle laissera sa place en
1990 à un nouveau modèle: la XRV 750
Africa Twin qui marquera encore plus les esprits et
qui sera équipé d'un nouveau moteur
(Le bicylindre d'origine ayant atteint ses limites
en matière de cylindrée avec le XRV
650) et gommera certains des défauts du 650
en bénéficiant par exemple d'un second
disque de frein à l'avant.
Tanthallas Photos: Constructeur

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