Quand la 750 H2 sortit en 1971, Kawasaki surfait
sur la vague des gros 2 temps qu'il avait lui-même
initié en 1968 avec le 500 H1. Non pas que
les verts étaient les premiers à commercialiser
ce type de moto, mais ils s'étaient donné
les moyens de sortir un monstre en grande série.
La Mach IV est commercialisé en france en
1972. Elle reprend à la lettre la recette du
500 avec une énorme louchée de canassons
en plus. La partie cycle est inspirée aussi
de celle de sa petite soeur, mais est renforcé.
Les tubes du cadre sont de plus grosse section, la
roue avant hérite d'un frein à disque
en remplacement du ridicule tambour de la 500 et la
"grosse" est même proposée
avec un amortisseur de direction.
Mécaniquement, la monture de Jeannot la Case
(Joe Bar Team) est plus impressionnante que son initiatrice,
mais la partie cycle est nettement plus adaptée.
Le cadre "chewing gum" est oublié
et les freins sont enfin acceptables.
Le moteur est développe 74 chevaux (71 chevaux
en 1974 suite à une quelques modifications
pour rendre la H2 un peu plus civilisée). La
moto passe les 200 km/h en un rien de temps et les
reprises sont énormes, tout comme l'est le
couple de ce 2 temps (7,9 m.kg à 6.500 tours).
Sur route, le maître mot est l'arsouille. L'H2
est faite pour la baston sans concession. Nous sommes
à des lieux de toute conception de routière.
L'H2 est un pur produit sport.
En 1974, elle est modifiée en vue de l'adoucir
et la rendre plus civilisée, sans grande efficacité.
Un essayeur britanique dira de ces modifications qu'elles
ont eu autant d'effet qu'un coup de déodorant
sous les aisselles d'un tyranausaure ("they might
as well have been giving Tyrannosaurus rex a shot
of underarm deodorant and a flea collar.").
Revers de la médaille, la Mach IV est gloutonne.
Elle siffle ses 10 litres au 100 kilomètres
sans forcer. Avec la crise pétrolière,
ce mauvais travers aura raison du monstre le plus
velu du marché. Sa fabrication cessa en 1976.