A la fin des années 80, la marque Norton tente
un retour sur le devant de la scène. Pour ce
come back, la marque britannique choisit une voie
différente du reste de la production motocycliste.
La nouvelle gamme est équipée de moteurs
rotatifs de type Wankel. Si les premiers modèles
sont peu attrayants avec l'Interpol 2 (destinés
aux forces de police anglaises), la Classic (un roadster
basique) et la Commander (une GT), la sportive F1
fait beaucoup plus sensation à sa sortie en
1990.
La ligne est simple, pure et très britannique.
Elle est l'oeuvre de Seymour-Powell qui s'était
également chargé du design de la beaucoup
moins réussie Commander.
Cette machine est construite autour d'un moteur de
type Wankel birotor de 588cc spécifique (conçu
pour la F1 et la Commander). Ce moteur a la particularité
d'être refroidi par eau, alors que les modèles
Interpol et Classic, moins performants se contentaient
d'un refroidissement à air.
Pour la F1, le moteur développe 95 chevaux
pour un couple de 8,8 m.kg (chiffres proche d'une
Ducati 851S par exemple). Ce groupe propulseur est
souple, lineaire et quasiment exempt de vibration.
Si cela peut nuire au plaisir de conduite, il fait
preuve d'une très grande efficacité.
Les accélérations sont vives, et la
moto atteind environ 250 km/h en vitesse de pointe.
La partie cycle s'accorde parfaitement au caractère
du moteur. Neutre et très bien suspendue, la
F1 enchaine les grandes courbes avec un sentiment
de totale confiance.
Ses qualités sportives seront d'ailleurs confirmées
par l'obtention de plusieurs titres du championnat
anglais et notamment le TT 1992 remporté par
Steve HISLOP. La Norton F1 fut produite en petite
série et commercialisée en France de
façon assez confidentielle et à un tarif
astronomique; le prix de la singularité.
L'aventure du moteur rotatif eut une suite avec la
F2 qui ne permit pas non plus de relancer la marque.
Norton depuis, régulièrement, des prototypes
qui n'ont jusque là eu aucune suite.
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