Présenteé
en 1985, la Yamaha FZ 750 est peut-être l'un des
plus beau raté de la marque aux diapasons. Cette
machine est pourtant très bien née et
s'est plutot bien vendue jusqu'en 1993, date à
laquelle elle fut définitivement remplacée
par l'YZF750R. Et ce loupé tient à très
peu de chose: La suzuki GSX 750 R.
Cette année là, Suzuki a laché
sur le marché le premier 750cc de série
de 100 chevaux et l'a paré d'une esthétique
extrême: Une superpsort pour faire les courses
la semaine et la course le week-end.
Yamaha qui s'est fait souffler la vedette avait pourtant
de très sérieux arguments pour convaincre.
Certes, le moteur n'était pas le premier 100
chevaux (d'ailleurs certaines sources indiquent que
le FZ ne faisait que 95,5 chevaux en 1985 et a passé
les 100 chevaux qu'en 1987), mais sa conception pouvait
paraître nettement plus novatrice que celle
du GSX-R: culasse à 20 soupapes, inclinaison
du bloc cylindre à 45° refroidi par eau,
positionnement verticale des carburateurs et embiellage
monté sur 5 palliers.
Et ce moteur est bon, très bon: puissant,
coupleux et riche en impressions. Ce nouveau 4 cylindres
est largement au niveau de son concurrent direct.
La technologie 5 soupapes par cylindre (3 en admission
, 2 en echappement) apporte une souplesse inégalée.
Yamaha engage, d'ailleurs, dés la première
année une FZ au Mans. Celle-ci termine pour
sa première participation sur le podium: 3ème
dernière 2 Suzuki, dont une du SERT (à
se demander s'ils n'ont pas fait exprès pour
tenter de pourrir la carrière du FZ).
La partie-cycle est plus classique. Le cadre est
à double berceau en acier mais montre de réelles
qualités sportives. Le train avant est équipée
d'une roue de 16 pouces très à la mode
cette époque, censée apporter plus de
maniabilité sans atteindre les qualités
de vélo du GSXR. Le FZ oscille entre classicisme
et modernité en prenant le meilleur des 2.
Et si elle est moins joueuse que la Suzuki elle est
aussi plus rassurante et un peu plus rigide.
Esthétiquement,
le tableau est peu ou proue le même qu'en terme
de partie-cycle: Moins extrême que l'épouvantail
concurrent, plus sobre et pour certains, plus classe,
mais aussi moins étonnante.
Le FZ était en fait une vraie
réussite. Pourquoi, n'a-t-elle pas marqué
plus l'esprit des motards qui l'ont aujourd'hui et
pour beaucoup totalement oubliée? Elle s'est
simplement faite surprendre par une arsouilleuse de
première qui l'a mise dans l'ombre. Elle connut
une assez belle carrière commerciale, ne nécéssitant
que peu de mise à niveau tant la base était
bonne. Avec le temps, elle gagna un carénage
intégral et des roues acceptant des montes
pneumatiques au goût du jour et disparue discètement
du catalogue en 1993.